Transversal

Transversal est le fruit d’un travail de la collaboration entre les élèves de 2e année Art et Design. Accueillie à L’espal, l’exposition est à découvrir du 1er au 15 juin.

A la fin de la 1ère année les étudiants choisissent entre deux options, Art ou Design. Ils se divisent ainsi. Malgré les proximités créatives de ces deux disciplines, les étudiants suivent des enseignements très différents, sur le plan plastique, théorique et technique. Situé au milieu du quatrième semestre, l’atelier transversal est l’occasion pour les étudiants de travailler en groupe, et de partager leurs connaissances et savoirs-faire récemment acquis, et ainsi démystifier la relation entre art et design.

Articuler les différences entre art et design n’est pas facile. A première vue le design a quelque chose à voir avec « l’utilité » et la vie quotidienne, pendant que l’art s’avère comme quelque chose de sublime et poétique. En étudiant la question de près, on découvre des designers qui travaillent avec une attitude tellement radicale que souvent leur propositions dépassent leurs fonctions et s’ouvrent sur le terrain de l’utopie. Aussi on peut découvrir une pléthore d’artistes qui se sont interrogés sur l’« inutilité » de l’art et sa place, sociale, politique et économique. Bienvenue sur le terrain vague de la transversalité.

 

Nouvel objet / Nouveau Geste

Depuis le début de l’humanité, les êtres humains ne se sont jamais arrêtés d’inventer et de produire des objets comme interfaces entre eux et le monde extérieur. La lance, la chaise, la roue, la presse Gutenberg, la bicyclette, l’engin à vapeur, la voiture, le tampon hygiénique, le préservatif, la cité radieuse, le plan oblique, le minitel, l’iPhone etc. Avec chaque nouvel objet, de nouveaux gestes sont à trouver, comme si les objets inventent une chorégraphie pour nos corps. Avec l’obsolescence de l’objet, ces gestes souvent disparaissent, mais certaines perdurent. Par exemple, si on veut signaler qu’on est en train de filmer, on mimera toujours un geste associé à l’utilisation d’une caméra du XIX siècle.

L’art aussi est un mécanisme (automatisme?) par lequel nous exprimons notre compréhension du monde. Paul Klee, dans son Creative Credo 1920, disait que « l’art ne reproduit pas le visible, il le rend visible. » Par le biais de l’art nous pouvons exprimer ce qui va, ou ce qui ne va pas dans le monde. Nous pouvons aussi proposer un autre monde, l’absurde, ou un nouveau monde, l’utopie. Nous pouvons imaginer le monde autrement.

Par cet atelier, nous allons explorer notre relation au monde, à l’espace, à travers l’expérimentation des objets et des dispositifs que nous avons inventés nous-mêmes.

← Retour site TALM

Les derniers flux