SHS et Sound studies

Quelques perspectives de recherche.

Mardi 19 janvier, de 9h30 à 17h30, Université du Maine, EVE (Espace de vie étudiante). Entrée libre et gratuite.

L’actualité éditoriale récente, avec la traduction de l’ouvrage de Jonathan Sterne (Une histoire de la modernité sonore, La Découverte, 2015) et la parution de plusieurs numéros de revue (dont « Politiques sonores », POLI, N° 11, 2015) consacrés aux cultures sonores, marque l’émergence des sound studies et l’intérêt porté au son comme objet de recherche au sein des sciences humaines. La reconnaissance d’un champ de recherche jusqu’alors peu représenté et encore peu structuré en France est un phénomène qui mérite d’être interrogé comme tel : pourquoi, dans un contexte où la généralisation des écrans et le primat accordé à la vision semblent orienter notre rapport au monde, donner un telle place aux sound studies ? Peut-être parce que, pour reprendre la formule de Sterne, « le son offre des voies d’accès alternatives à des problématiques centrales qui animent la réflexion en sciences humaines et sociales ». En d’autres termes, les questions politiques, sociales, économiques, etc., pourraient être renouvelées, déplacées, décalées dès lorsqu’on choisit de les aborder à partir du son. C’est précisément la valeur heuristique du sonore que nous souhaitons examiner, lors d’une prochaine journée d’étude (19 janvier 2016) organisée à l’université du Maine. Réunissant des historiens, des géographes, des sociologues, des urbanistes, des spécialistes de muséographie, cette journée dessinera le périmètre des sound studies à la française en présentant certains des travaux et des approches les plus remarquables dans ce secteur d’étude. En clôture de cette journée, un chercheur du LAUM, spécialiste d’acoustique, mettra en scène la question des formats d’écoute (MP3, WAV…), de la compression et de l’augmentation incessante du volume.

Cette journée, organisée par l’Agence nationale de la recherche Musimorphoses (Université de Nantes et l’EHESS) et l’Institut des humanités numériques de l’Université du Maine, s’inscrit dans le cadre d’un programme « Workshops internationaux » financé par le CPER .

LES CONTRIBUTEURS
–    Philippe Langlois : Enseignant dans l’option design sonore de l’ESBAM, docteur en musicologie, producteur d’émissions radiophoniques.
–    Anthony Pecqueux : Chargé de recherches CNRS et directeur du CRESSON (Centre de recherche sur l’espace sonore et l’environnement urbain).
–    Jérôme Staub : Enseignant en histoire-géographie, doctorant, il a développé des innovations pédagogiques autour du son et du numérique.
–    Pascal Cordereix : Responsable du service des documents sonores à la BNF.
–    Sophie Maisonneuve : Maîtresse de conférences à l’université Paris Descartes.
–    Mylène Pardoen : Docteure en musicologie, responsable du projet Bretez, spécialiste de la reconstitution de trames sonores historiques.
–    Pascal Amphoux : Architecte et géographe à Lausanne, professeur à l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Nantes et chercheur au laboratoire CRESSON.
–    Philippe Le Guern : Professeur à l’université de Nantes, chercheur au centre Atlantique de Philosophie et au CRAL-EHESS, responsable de l’ANR Musimorphoses.
–    Manuel Melon : Enseignant-chercheur au LAUM (Laboratoire d’acoustique de l’Université du Maine).

> Mardi 19 janvier, de 9h30 à 17h30, à l’Université du Maine, EVE (Espace de vie étudiante). Entrée libre et gratuit.

Programme de la journée

 

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