ESBA Le Mans Expositions Mondes parallèles

Mondes parallèles

Diplômé de l’Esba TALM – Le Mans, Thomas Dussaix expose à la collégiale Saint-Pierre-la-Cour jusqu’au 15 janvier.

Thomas Dussaix à cette particularité d’essayer de témoigner de mondes parallèles.

Il met en lumière des représentations qui vont de la structure purement géométrique, à la sculpture abstraite, tout comme des espaces utopiques. Tout ceci compose un monde vaste où chaque figure ce perds dans une obscurité infinie. Thomas cherche tous les éléments qui pourrait venir et se greffer toujours un peu plus dans ce monde. Il n’hésite pas à aller puiser dans des imaginaires de la science-fiction par les livres, films et jeux-vidéo qu’il met en relation avec des rencontres architecturales réelles. Il n’a pas peur de relier le Monolithe de 2001  : l’odyssée de l’espace avec L’Église Saint Bernadette du Banlay de Claude Parent et Paul Virilio à Nevers. Elle fait partie de ses rencontres qui l’ont marqués tout les bunkers à moitié ensevelis de la plage de la Palmyre.

On pourrait considérer que Thomas a une manière de dessiner qui ce rapproche d’une fouille archéologique. Le noir est une obscurité psychique qui lui permet de révéler l’image d’un lieu, à l’exemple du carré de terre fouillé, creusé, avec délicatesse, pour retrouver des objets perdus. Le grattage du noir sur le papier fait apparaître, petit à petit, par un processus en étapes précises.

Il lui a toujours été important que la technique soit liée avec la représentation. Il souhaite dessiner des lieux qui paraissent avoir du vécu, un temps écoulé et le fait de gratter le noir sur le papier amène une réaction où ce n’est plus la représentation de la matière mais la matière elle-même qui représente.

Une zone où l’architecture, l’archéologie, la science-fiction et la mystique cohabite servant l’imaginaire pour ce monde parallèle.

 «  Il est impossible de ce souvenir de l’obscurité. Voilà pourquoi les spéléologues désirent retourner dans ces profondeurs invisibles d’où ils reviennent à peine. C’est une accoutumance, personne n’est jamais satisfait. L’obscurité ne satisfait jamais. Surtout si elle emporte avec elle quelque chose, ce qu’elle fait presque à chaque fois.  »

  Mark Z. Danielewski, La Maison des Feuilles, 2001.

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