FAIRE

FAIRE rassemble les oeuvres de 22 diplômés au DNSEP en 2015 dans les options Art, Design mention Espace de la cité et Design mention sonore.

Avec Manon Alberger, Anaïs Bosc-Bierne, Aline Chaussade, Kai Chen, Emmanuelle Chevet, Gabrielle Choi, Louise Creuzeau, Lauriane Dine, Claire Emond, Marie Janvier, Mélissa Jolivet, El Mehdi Largo, Marion Leglévic, Anneline Letard, Valentin Melchior, Anne-Sophie Moreau, Clothilde Noël, Arnaud Ouin, Thomas Rotureau, Laure Sabler, Benoît Villemont, Guiqing Wu.

L’Humilité de l’instant

« Un voyage de mille lieues commence toujours par un premier pas. » Lao Tseu

Plus qu’une tradition l’exposition des diplômés de fin de cursus est une manifestation qui rend compte de la « maturité » d’une production artistique, ou de design, plus important encore, de l’affirmation d’une subjectivité.

La première mission d’une Ecole supérieure des beaux-arts, institution publique s’il fallait le rappeler, est d’assurer dans les meilleures conditions possibles le développement des formations initiales et de la recherche en art et en design pour le plus grand nombre.

Si cette exposition revêt un caractère particulier c’est qu’elle fait apparaître le passage d’un état à un autre : celui de l’expérimentation d’une production artistique, qu’est celle de l’élève à celle, statutairement, d’un artiste ou d’un créateur émergeant.

Cet avènement ne doit pas pour autant revêtir un caractère par trop définitif. La finalisation d’un cursus de cinq années au sein de l’institution représente une accumulation d’événements et de transformations importantes pour l’élève, elle ne définit en rien l’aboutissement d’une construction intellectuelle ou mentale, et d’une capacité à s’installer avec aisance dans des activités et formes qui sont restées jusqu’à présent secrètes pour lui-même.

Pour chacun une voix est ouverte et l’imprévisible, voire l’accident à intégrer, restera un exercice dont la réussite dévoilera la capacité d’adaptation autant qu’en creux la continuité d’un apprentissage dont la fin ne peut être programmée.

Pointé comme l’exercice ultime permettant de déjouer ce que la méthodologie pouvait laisser entrevoir comme résultat, la distorsion de l’accident mettra en question les certitudes et principes premiers en question pour faire émerger ce que l’indicible laissera comme une offrande à disposition pour l’avènement d’une œuvre. Le temps est sans compter.

 

> Exposition ouverte du 1er au 16 octobre, du lundi au samedi, de 14h à 19h.

> Vernissage le 30 septembre, à 18h.

 

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