ESBA Le Mans Événements Carte blanche à l’Esba TALM

Carte blanche à l’Esba TALM

Six films réalisés par les élèves de l’École supérieure des beaux-arts Tours Angers Le Mans sont présentés durant le festival Premiers Plans d’Angers lors d’une carte blanche à l’Esba mercredi 21 janvier à 16 h 30 au cinéma Les 400 coups.

Entrée libre | Projection suivie d’une rencontre animée par Christian Rouillard.

Quel cinéma dans une école d’art ?
L’enseignement dispensé dans une école d’art articule expérimentation, théorie, pratique et recherche. L’organisation des études est conçue pour accompagner les étudiants vers la gestion autonome de leur engagement artistique. Comment y aborder la question du cinéma ? Comment interroger la narration, le documentaire, l’expérimental en tant que formes plastiques ? Comment ne pas réduire la monstration à un simple lieu de projection ? Comment faire pour que le rapport avec le public ne soit pas forcément frontal, assis et dans le noir ? L’EPCC esba TALM interroge le cinéma comme médium suivant deux axes : la recherche formelle et narrative singulière et la mise en espace du medium ainsi que la confrontation au milieu professionnel dans les contextes spécifiques que sont les concours. Permettre de croiser les regards, les intentions et les méthodes pour offrir au regardeur une expérience qui sollicite certes le contenu mais aussi la forme.

Présentation des films

Induction florale, Elina BRY (13’14)
3e année 2014 option Art – Site du Mans
L’induction florale est un phénomène botanique qui fait qu’un bourgeon à feuille évolue en bouton à fleur sous l’action d’éléments extérieurs. C’est le début de la sénescence.

Mamie, Claire SIMON (5’53)
3e année 2013 option Art mention Art médias – Site d’Angers
Ma grand-mère, atteinte d’un Alzheimer, a été dans l’obligation de quitter sa maison pour aller vivre en maison de retraite. Sa demeure se vidant petit à petit pour finalement être mise en vente, je voulais, avant de ne plus y avoir accès, re-connaître ces lieux pièce par pièce et ainsi faire un travail autour des souvenirs que je pouvais y avoir dedans. Dans un esprit presque nostalgique, je souhaitais laisser un autre souvenir pour effacer les derniers.

Dés-espoir, Naomi MAEKAWA (7’45)
3e année 2013 option Art – Site du Mans
J’ai filmé mes parents dans les moments à la fois intimes et banals. Je mêle avec ces images ma voix qui raconte mon point de vue sur mes parents. Cette voix est assez fragile, réservée et liée à ma manière de filmer qui est pudique : les plans sont souvent très serrés ou flous et très courts à chaque fois. Finalement nous ne voyons que des fragments de cette vie intime. Je suis à la frontière entre ce que j’ai envie de montrer et garder pour soi. Je pense qu’il est essentiel de parler de ce qui est proche de nous. De ce que l’on connaît. C’est la raison pour laquelle j’ai filmé mes parents. Et je suis persuadée que n’importe qui peut se retrouver dans un travail très particulier et singulier.

Mémoire vive, Noémie DOUBLET (22’)
Diplôme 2014 option Art mention Art médias (DNSEP) – Site d’Angers
Aux frontières du visible et de l’invisible
Les souvenirs d’une vieille dame aveugle, un piano désaccordé, une belle bâtisse ruinée ; autant d’éléments que le temps aura emporté. C’est sur les traces de ce passé oublié que Fred le photographe décide de marcher. En traversant des zones d’ombre et de lumière, il tentera de révéler cette histoire. Mais la recherche d’une image n’est-elle pas vaine quand pour d’autres il s’agit plutôt d’entendre ?

Sans titre, Dorian TELLIER (1’10)
3e année 2014 option Art mention Art médias – Site d’Angers

Derrière la lumière, Catherine RADOSA (31’48)
5e année 2012 option Art – Site du Mans
En interrogeant la distance entre identité administrative et identité individuelle, Derrière la lumière dessine le portrait sensible de trois personnages, que l’on ne verra qu’à peine mais qui se disent. Les voix ont été enregistrées à divers moments, en côtoyant la communauté du collectif des personnes sans papiers à Paris (CSP 75). Dans l’échange, les uns et les autres (ici deux femmes et un homme) évoquent des sujets tels que le sentiment du temps, de l’espace et de la distance, le plaisir et l’image, questions qui ne renvoient pas directement à leur situation administrative mais bien plus à leur perception sensible du monde. Dans l’univers plus ou moins reconnaissable de la chambre noire du labo photo se révèle, sous lumière rouge, trois portraits en noir et blanc, en écho à la parole. L’image mentale de ces personnes se précise petit à petit, tandis que celle de leur présence « physique » flottante renvoie à leur invisibilité.

← Retour site TALM

Les derniers flux