Jonas Mekas

Jeudi 6 décembre
18h à l’Amphithéâtre

Le réalisateur

Jonas Mekas, né le 24 décembre 1922 dans le village de Seminškiai, près deBiržai, Lituanie, est un écrivain et réalisateur. Figure du cinéma underground, il est aussi critique et enseignant de cinéma. Il a popularisé le journal filmé. De 1944 à 1945, Jonas Mekas est interné dans un camp de travail en Allemagne nazie. Le 29 octobre 1949, il arrive aux Etats-Unis où il a choisi de s’exiler.

En 1962, il co-fonde The Film-Makers’ Cooperative, première coopérative au monde de diffusion du cinéma indépendant et expérimental. En 1964, il tourne Empire, un film experimental de 8 heures d’Andy Warhol.

Il co-fonde en 1970, avec Stan Brakhage, P. Adams Sitney et Peter Kubelka, l’Anthology Film Archives, qu’il dirige encore actuellement.

Le film

« Cette œuvre est composée de trois parties. La première est faite de films que j’ai tournés avec ma première Bolex à notre arrivée en Amérique, surtout pendant les années 1950 à 53. Ce sont les images de ma vie, de celle d’Adolfas, de ce à quoi nous ressemblions à l’époque; des plans d’immigrants à Brooklyn, pique-niquant, dansant, chantant ; les rues de Williamsburg.

La seconde partie a été tournée en août 1971, en Lituanie. Presque tout a été filmé à Seminiskiai, mon village natal. On y voit la vieille maison, ma mère (née en 1887), tous mes frères célébrant notre retour, les endroits que nous connaissions, la vie aux champs et autres détails insignifiants. Ce n’est pas une image de la Lituanie actuelle, ce sont les souvenirs d’une « personne déplacée » retrouvant sa maison pour la première fois après vingt-cinq ans.

La troisième partie débute par une parenthèse sur Elmshorn, un faubourg de Hambourg, où nous avons passé un an dans un camp de travaux forcés pendant la guerre. Après avoir fermé la parenthèse, nous nous retrouvons à Vienne avec quelques-uns de mes meilleurs amis, Peter Kubelka, Hermann Nitsch, Annette Michelson, Ken Jacobs. Le film s’achève sur l’incendie du marché aux fruits de Vienne, en août 1971. »   Jonas Mekas.

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