À chair perdue

Vernissage le mercredi 14 novembre 2012 à 18h – Performance sonore de Guem à 18h15
Exposition du 15 novembre au 16 décembre 2012
Lundi-Vendredi : 13h – 19h – Samedi et dimanche : 14h – 17h

École supérieure des beaux-arts Tours Angers Le Mans, site du Mans
28, avenue Rostov-sur-le-Don – 72000 Le Mans

L’œuvre protéiforme de Jean Marie Perdrix qui est fondée sur l’expérimentation trouve ses
origines dans les conditions sociales et matérielles de production des pays traversés, Russie,
Burkina-Faso, Mexique… A la fois anthropomorphique et politique, cette recherche utilise
des matériaux (fonte, bronze, plastique, élastomère, chair…) qui déterminent les process et la
rugosité esthétique des formes.

Dans cette exposition seront présentés plusieurs aspects des recherches en cours. Un
ensemble d’autocollants africains très agrandis dont le contenu textuel révèle le drame
humain de ce continent, deux djembés de très grand format, qui confère un caractère
sculptural à ces instruments réalisés à partir de déchets plastiques recyclés, la représentation
en bronze à chair perdue d’un chien tronçonné, une tête en élastomère au caractère
monstrueux produisant, par son gonflage et dégonflage telle une respiration, un son puissant
et caverneux.

L’observation et la considération des différentes dimensions du monde que nous donne à voir
Jean-Marie Perdrix fait valoir la proximité des conditions de production, et les gestes
associés, comme une question centrale de son œuvre. Le passage de la valeur d’usage à la
valeur symbolique est récurrent, et cette typologie variable est la causalité du déplacement de
l’artiste dans le monde. Ses mouvements viennent moduler le statut de certains objets,
apportant par ce déplacement une relativisation sur la valeur de ceux-là. Un porte-bouteille
s’est déjà trouvé encombré par cette variable d’ajustement, l’histoire de l’art s’en est trouvé
elle-même augmentée.

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