Amalgame

Exposition du 08 mars au 06 avril 2012
Lundi-vendredi : 13h-19h
Samedi-dimanche : 14h-17h
Vernissage le mercredi 07 mars à 18h

Un mélange hétérogène pourrait être la définition du contenu d’une école supérieure d’art comme il est étymologiquement celui de l’amalgame. Que produit-on à partir d’une fusion (?) un alliage, une union dont le déterminisme serait variable.
En l’occurrence Amalgame, titre de l’exposition, réunis une sélection de travaux de 8 anciens étudiants de l’école d’art du Mans, diplômés lors de la dernière session de juin 2011.
Ils ont à présent en commun, à part ce creuset qu’est la salle d’exposition de l’école, d’être des créateurs, des artistes. Ils sont depuis peu acteurs de leur propre vie et développent leur recherche avec le désir d’éprouver la réalité, de porter au regard de l’autre et mettre à l’épreuve la question de l’art et celle de l’œuvre dans le champ professionnel.

Ainsi Rose Mansion, propose un ensemble de dessins récents représentant des chevelures féminines vues de derrière : le titre générique, Trophées. L’idée originelle étant de faire se dévoiler une certaine cruauté au travers d’une apparence, séduisante et inoffensive de l’objet représenté, les chevelures de femmes.

Ruben Poulier aborde les fondements de l’amalgame par le truchement des connexions graphiques, mixant plusieurs types d’expression en lien avec la gravure, il construit ainsi une grammaire des signes. L’amalgame plastique comme incarnation du corps et sa dimension organique comme plaque sensible du monde.

Olga Dospekhova tire sa recherche du bouillonnement de la ville et des photographies qu’elle en fait. Cette représentation de la réalité urbaine, sorte de mémoire, est réactivée dans des collages photographies sous forme de patchworks.

Hye-Young Kim joue des échelles de perception et d’une mise en lumière particulière. Les allumettes, la poussière sont ces sujets de prédilection. A ceux-là, indexés généralement comme peu attractifs dans le champ de notre quotidien, elle donne un nouveau cadre en tentant de leur trouver une beauté propre.

Emilie Rousseau propose une plongée dans un grand format photographique intitulé La Fabrique de lait du Maine ; lequel questionne la mémoire de la friche industrielle et ses modalités de représentation par une mise en abîme du corps face à l’image photographique.

Maëlle Simon, sculpteur céramiste, s’emploie à formaliser le métissage culturel, à convoquer l’altérité comme mode opératoire afin de mettre en œuvre des formes sculpturales, une pensée, celle qui convoque l’autre comme constitutif de sa propre personne.

Pour Benjamin Feyfant, l’évocation plus que la représentation fait sens. Trois dessins au caractère académique sont présentés. Volatil I, II et III fait suite à un travail axé sur la relation de poids et de masse entre deux principaux éléments, la pierre et le drap. Ce qui souvent donnait forme à un objet hybride oscillant entre pesanteur prononcée et légèreté trouve ici une autre forme mais n’oublie pas cette relation.

Laurent Vadeau interroge les relations entre le design, l’architecture, et le numérique à travers l’utilisation de la conception et la fabrication assistées par ordinateur.
L’utilisation de process industriels tels que la découpe laser ou l’impression 3D sont une part intégrante de la conception, tout d’abord dans une logique de « design to factory », mais aussi d’autoproduction.

 

Communiqué de presse à télécharger

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